AFFAIRE AZOULAY : LGBT+66 écrit à Messieurs MACRON, LE DRIAN et DUPOND-MORETTI

COMMUNIQUE DE PRESSE

Fabien AZOULAY détenu depuis 4 ans en Turquie


LGBT+66 enjoint la France à appuyer la demande de transfèrement de Fabien AZOULAY

A l'initiative de notre partenaire Quazar, centre LGBTI+ d'Angers, LGBT+66 écrit au président de la République, aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères, pour demander que la France appuie officiellement la demande de transfèrement formulée par Fabien AZOULAY auprès des autorités turques.

Avant hier à Montpellier, Hussein BOURGI, sénateur de l'Hérault, a remis à l'attention d'Emmanuel Macron un courrier co-signé par 101 parlementaires de toutes sensibilités soutenant ce transfèrement.

Fabien AZOULAY est un Français détenu en Turquie depuis 2017, condamné à une peine de plus de 16 ans d'emprisonnement pour avoir acheté par internet du GBL, un solvant utilisé comme aphrodisiaque et considéré comme un produit stupéfiant en Turquie. Sans minorer ou nier les faits qui lui sont reprochés, cette peine est particulièrement lourde au regard des chefs d'accusation.

Détenu dans la prison turque de Giresun, Fabien Azoulay vit depuis un enfer parce qu'il est juif et gay.

Un de ses avocats, maître François ZIMERAY, rapporte que son client a été ainsi victime de viol, de violences aggravées commises par un codétenu qui lui a infligé des brûlures, en raison de son homosexualité et de sa religion. Il est également constamment sujet à des intimidations, des sévices et du harcèlement : scènes de conversion forcée à l’islam, dessin de croix gammées, ébouillantement par ses voisins de cellule. Ces faits sont qualifiés de violences ordinaires en prison par les autorités turques.

LGBT+66 demande instamment au président de la République, aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères, de tout faire pour que Fabien AZOULAY, qui subit en Turquie ces atrocités parce qu'il est juif et gay, puisse purger sa peine en France dans des conditions de sécurité normales alors même qu'il craint actuellement pour sa vie.

Nul ne saurait accepter que des violences corporelles et psychologiques soient commises sur une personne à raison de son orientation sexuelle et de sa confession juive, ni en Turquie, ni nulle part ailleurs dans le monde.

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JEAN-LOUP THEVENOT Président

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